Le père Goriot
Par l'équipe Personnage.org · Mis à jour le 29 octobre 2026
Ancien vermicellier enrichi sous la Révolution, Goriot s'est ruiné pour ses deux filles, qui le délaissent jusqu'à sa mort dans la misère.
Jean-Joachim Goriot est un ancien ouvrier vermicellier qui a fait fortune pendant la Révolution, en vendant des farines au prix fort durant les disettes. Veuf, il a reporté tout son amour sur ses deux filles, Anastasie et Delphine, qu'il a dotées richement pour les marier l'une à un comte, l'autre à un banquier. Ses gendres, gênés par ce beau-père roturier, l'ont peu à peu écarté.
Installé à la pension Vauquer, il y occupe d'abord le meilleur appartement, puis monte d'étage en étage à mesure qu'il donne son argent à ses filles. Les pensionnaires le croient vicieux et se moquent de lui. Rastignac découvre la vérité et devient son confident. Goriot vend ses derniers biens, son argenterie, ses rentes, pour payer les dettes de l'une et les caprices de l'autre. Épuisé par leurs disputes, il est frappé d'une attaque. Il agonise en appelant ses filles, qui ne viennent pas, et passe par la lucidité et la malédiction avant de leur pardonner. Seuls Rastignac et Bianchon l'assistent.
Balzac le présente comme un Christ de la paternité : sa passion est absolue, sacrificielle et aveugle. Le personnage mêle grandeur tragique et faiblesse, car son amour sans limite a aussi fait de ses filles des ingrates. Charles Aznavour l'a incarné dans un téléfilm de 2004.
Relations de Le père Goriot
- Anastasie de Restaud — fille aînée
- Delphine de Nucingen — fille cadette
- Eugène de Rastignac — voisin et confident